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Intolérance alimentaire Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marion Kaplan   
Facteurs d'affaiblissement de l'organisme et de maladies chroniques.

Nous mangeons 365 jours par an et ce toute notre vie. Comment ne pas admettre que l’alimentation est primordiale pour entretenir notre bonne santé ou pour tomber malade ?

Hippocrate il y a déjà 2000 ans nous disait « que l’aliment soit ton médicament ». Pourtant en 7 années de médecine, seule une journée, voire deux, est destinée à l’étude de l’alimentation dans les cas particuliers (diabète, maladies cardio vasculaires et rénales). La diététique n’est toujours pas considérée par le corps médical classique… Et pourtant. Le docteur Jean Seignalet a guéri de nombreuses personnes de polyarthrites et autres maladies auto-immunes avec son régime « hypotoxique » , nombres de doctrines existent pour améliorer l’état de santé qui ont fait souvent leurs preuves. Mais parfois elles échouent. Grâce aux avancées technologiques, on est maintenant capable de déceler quel type d’aliment il faut éviter ou au contraire rechercher. On comprend seulement maintenant pourquoi tout le monde ne peut pas manger la même chose. Les allergies alimentaires sont reconnues du fait des réactions immédiates ( dans les heures qui suivent ) et spectaculaires qu’elles occasionnent ( boutons, rougeurs, nez qui coule, oedèmes de Quincke etc). Les taux d’IgE sont alors anormalement élevés.

En revanche, on connaît beaucoup moins bien le problème des intolérances alimentaires car elles peuvent passer totalement inaperçues, sans aucun signe digestif et ressortir sous forme de maladie. La maladie coéliaque en est l’exemple le plus parlant. C’est seulement après la guerre de quarante qu’on s’est aperçu que des enfants cessaient de grandir, avaient un gros ventre et des diarrhées incompréhensibles. On s’aperçut que ces symptômes étaient dû à la prise d’aliments contenant du gluten. En éliminant tout le gluten de leur alimentation, ils guérissaient. Aujourd’hui, on parle de plus en plus de maladies de civilisation et de maladies chroniques. Or, la médecine est impuissante devant une polyarthrite, une maladie de crohn, une fibromyalgie, des rhumatismes, des douleurs articulaires des troubles neurologiques comme l’autisme, la schizophrénie, l’hyperactivité, la dépression la maladie de Parkinson etc.
Et si cela venait d’une intolérance alimentaire ?

L’intolérance alimentaire est aussi appelé hypersensibilité alimentaire ou allergie de type III : elle correspond à une incapacité de la part de l’organisme à « digérer » un aliment à des doses normalement tolérées. Elle active les anticorps de type IgG du système immunitaire et déclenche des phénomènes inflammatoires divers à caractère diffus et masqué rendant difficile le lien entre la cause et l’effet. la difficulté du diagnostic des intolérances alimentaires est de faire le lien entre l’aliment ingéré et la réaction de lutte de l’organisme qui est propre à chacun.

Le corps réagit par rapport aux intolérances alimentaires en fabriquant des anticorps comme il le fait pour se défendre vis à vis d’autres agressions (maladies bactérienne et virales). Ainsi, la façon la plus directe de supprimer les intolérances alimentaires consiste à éliminer les aliments responsables de la production d’anticorps spécifiques par l’organisme. Cependant, le diagnostic d’une hypersensibilité alimentaire avec des méthodes classiques est difficile.

Comme une multitude d’aliments peut être impliquée dans une intolérance alimentaire il est important de doser les anticorps IgG spécifiques vis-à-vis d’un grand nombre d’extraits d’aliments différents dans le but d’établir un profil immunitaire personnalisé et individuel. Les intolérances les plus répandues sont les intolérances aux produits laitiers de vache et de brebis et au gluten.* L’exclusion totale de ces deux éléments, hélas contenus dans nombres d’aliments sous forme cachée, suffit souvent à régler de nombreuses pathologies chroniques. Qui dit chronique dit alimentation. Car l’alimentation n’est-elle pas chronique ?

Quand on supprime le gluten, on doit alors éviter tous les pains, les pâtes, les pizzas, les pâtisseries, mais aussi toutes les préparations industrielles en contenant ( surimi, potages etc). la suppression des laitages entraîne la suppression des fromages en général, des crèmes et de tous les produits contenant du lait sous forme cachée ( charcuterie, produits de régime, glaces etc) . Peut être êtes vous en train de penser : « mais, alors, il ne me reste plus rien à manger ! » Que faîtes vous de toutes les viandes, tous les légumes, tous les poissons, tous les fruits, tous les oléagineux, toutes les légumineuses et toutes les autres céréales comme le riz, le quinoa, le millet, le sarrasin, manioc, et la châtaigne. Si vous aviez donc cru qu’il ne vous restait pas grand-chose à manger, vous mangez certainement toujours la même chose et vous avez des chances d’avoir ces intolérances alimentaires !



 

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