Articles d'auteurs sélectionnés
| Médias et publicité influencent nos choix alimentaires |
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| Écrit par Jerôme D'arcy | |
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Page 3 sur 4 Sous la pub, les lobbies…Un autre lobby, celui du lait, maîtrise parfaitement sa communication. Son argument majeurtient en un seul mot : calcium ! Il y aurait pourtant des choses à dire concernant ce minéral,aujourd'hui devenu mythique. Outre, là encore, les nombreux traitements industriels qui lui ont fait perdre ses qualités natives, le lait est un grand mystificateur ! Trop riche en phosphore, sa consommation quotidienne au long cours entraîne une stimulation des parathyroïdes, provoquant ainsi un blocage d'assimilation du calcium. Ironie du sort, la communication de ce secteur fonde ses concept sur les bienfaits de ce minéral, lequel est en réalité peu adapté à notre physiologie sous cette forme. Sa biodisponibilité est, au mieux, de l'ordre de 35%. Ne sachant que faire des 65% restants, l'organisme les stockera un peu partout, générant des troubles articulaires, des kystes, mastoses, calculs, de la déminéralisation, de l'ostéoporose (3), des allergies, etc. En revanche, on sait aujourd'hui que le taux d'absorption du calcium d'origine végétale (4) est nettement supérieur et conforme à notre physiologie d'assimilation : 74% pour les radis, 65% pour les choux verts, 53% pour les brocolis, etc. (voir tableau). A quand les messages publicitaires et les articles grand-public qui nous vanteront enfin les qualités du calcium végétal ? Un autre exemple, surprenant pour qui est correctement informé, est la tendance des marques et des publicitaires à nous faire croire que telle vitamine ou minéral contenu dans un produit couvre tel pourcentage des AQR (5). Or, affirmer de telles choses, c'est oublier que les capacités d'absorption et de métabolisation sont différentes chez chacun d'entre nous. Il faut aussi prendre en compte nos forces et faiblesses physiologiques individuelles. Mais les médias et la publicité n'en ont cure, car seule la masse est source de profit. Adhérer à un tel discours, c'est tout simplement se nier soi-même. Nous pourrions ainsi multiplier les exemples de contre-vérités ou d'idées reçues véhiculées auprès d'un public peu enclin à les remettre en question. La communication de l'alimentaire, désespérément primaire et bêtifiante, s'appuie sur ce que réclame le consommateur, tout en occultant ce qu'il craint ou redoute d'apprendre. C'est pourquoi il est si important d'aller chercher l'information par nous-mêmes.
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