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| Médias et publicité influencent nos choix alimentaires |
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| Écrit par Jerôme D'arcy | |
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Les arguments médiatiques et publicitaires sont-ils suffisants pour être sûr de la qualité des produits ?En période de crises, telles que celles évoquées plus haut, la publicité est chargée de nous déculpabiliser, de désamorcer les doutes, les peurs et les inquiétudes que les médias, amplificateursde menaces, ont progressivement ancrés dans nos esprits. Elle modère l'information, atténuantpar l'usage d'idées reçues ou d'autres gadgets créatifs, les réalités alarmistes colportées par son acolyte.
Si nous retenons l'exemple des communications de crise lancées à grands frais par la filière viande pendant et après le scandale de la vache folle, nous constatons que trois axes majeurs, toujours en vigueur, ont été retenus par les producteurs et les publicitaires pour redonner à la consommation
de viande rouge ses lettres de noblesse :
Ces arguments, bien que démontrant un progrès notable dans la façon d'informer leconsommateur, ne peuvent pleinement satisfaire les tenants d'une alimentation saine. En tout casceux d'entre nous qui ne recherchent pas uniquement le zéro défaut bactériologique mais aussi et surtout la qualité biologique et nutritionnelle. La traçabilité, si elle nous permet de connaître les différentes étapes qui ont mené le produit jusqu'à notre assiette, ne garantit en rien que le cheptel dont il est issu n'a pas reçu des doses massives de vaccins et d'antibiotiques ; ou encore que son alimentation est totalement dénuée de produits OGM. L'origine française, argument "cocardier" exacerbant le sentiment patriotique, est surtout destiné à relancer la production nationale des filières malmenées. Car rien ne prouve, encore aujourd'hui, la supériorité qualitative et sanitaire de la viande française sur celle d'autres pays appliquant es mêmes principes de précaution. Quant aux labels qui ont fleuri à l'époque et qui continuent de vampiriser l'emballage de nombreux produits, c'est avec la plus grande méfiance qu'il faut les accueillir. Sans vouloir les livrer à la critique systématique, sachons qu'ils sont, pour la plupart, loin de tenir les promesses qu'ils avancent. Le cahier des charges du plus célèbre d'entre eux, par exemple, ne présente pas de règlement concernant l'utilisation des OGM dans l'alimentation des animaux d'élevage concernés. Un autre travers publicitaire, très actuel, tend à nous présenter des produits transformés industriellement comme étant vierges de tout colorant, conservateur ou sucre ajouté. C'est à dessein(1) que les marques ont accepté de jouer le jeu, bien qu'une partie de la vérité-produit soit volontairement occultée. Certaines publicités de compotes ou de fruits en conserve, axant leurs arguments sur cet "événement" ; masquent ainsi habilement la réalité biologique (2) des fruits qui les composent. Même réalisme économique au rayon des huiles alimentaires industrielles, annoncées comme sources d'équilibre, alors que les modes d'extraction et les divers traitements chimiques qu'elles ont subis ont anéanti les précieuses vertus qui sont les leurs lorsqu'elles sont de qualité biologique. Evidemment, les messages n'en disent rien, se bornant à développer un discours pseudo-scientifique tournant autour du bien-être ou de la santé cardio-vasculaire. Un comble tout de même quand on sait que des cas d'allergies chroniques ou, plus étonnant, d'athéromes, ont été relevés chez les gros consommateurs de ces huiles miraculeuses… Tout cela n'est pas très sérieux et peut même s'avérer redoutable pour l'équilibre physiqueet psychologique d'esprits crédules, toujours prompts à s'enflammer pour les dernières trouvailles industrielles.
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