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| La santé ou la maladie |
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| Écrit par Désiré Merien | |
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V – Réduction de la toxémie
1. la pratique de la respiration efficace
Les combustions cellulaires des nutriments énergétiques génèrent du dioxyde de carbone et de l’eau dont l’ensemble forme l’acide carbonique.
La respiration est un acte vital pour l’homme. En effet, celui-ci ne peut demeurer plus de quelques minutes sans respirer. La respiration fœtale s’opérait par le cordon ombilical. C’est à la naissance que les poumons s’emplissent d’air pour la première fois.
La respiration correspond à une opération de combustion lente. Les oxydations respiratoires se réalisent au niveau cellulaire des tissus. Ce n’est pas réellement une oxydation simple et directe, mais en fait une succession de réactions complexes qui aboutissent à un résultat comparable à une oxydation. Les cellules absorbent de l’oxygène et rejettent du dioxyde de carbone et de l’eau. Au cours de cette opération, de l’énergie est libérée. Si l’excès alimentaire est toujours dommageable, par contre il y a moins de risque lors d’un apport important d’oxygène naturel mélangé à l’air. L’excès non utilisé sera rejeté sans aucun dommage. En réalité, les occidentaux sont plutôt sédentaires et de ce fait sous-oxygénés, ce qui induit une constante asphyxie cellulaire, source de nombreux troubles compensatoires. En comparant le volume d’air expiré à celui d’air inspiré, on constate que l’homme ne retient qu’une partie de l’oxygène de l’air inspiré et rejette l’autre partie.
Notons également que la température de l’air que nous rejetons est généralement comprise entre trente et trente-cinq degrés centigrade, quelle que soit la température extérieure.
Il existe une interaction entre oxygène et dioxyde de carbone pour favoriser leurs transports par l’intermédiaire du sang.
Des centres respiratoires situés dans le bulbe rachidien régulent ces mouvements respiratoires.
Si l’effort physique se ralentit, le besoin en oxygène régresse, l’inspiration de l’air s’effectue à nouveau par le nez. Mais s’il y a encore un retard au rejet de l’acide carbonique – ce qui est le cas après l’arrêt immédiat de la course à pied – l’expiration perdure par la bouche. 2. l’élimination toxinique au cours du jeûne
Le jeûne favorise le repos des organes digestifs qui sont trop souvent soumis à un surmenage dû à la surnutrition : surtout dans les pays industrialisés. D’autres organes liés à la distribution et à l’assimilation des nutriments (cœur, poumons, glandes etc.) sont eux aussi ralentis dans leurs activités. Par suite, de nombreux organes du corps (dont les muscles) se mettent à vivre au ralenti. Le jeûne représente une période de repos physiologique. Seuls les organes associés à l’élimination des toxines accroissent leur activité.
Cette phase de réduction importante d’activité des organes – exceptée celle de l’élimination des toxines – est liée à une réduction notable du métabolisme.
Dans l’organisme, il y a continuellement un retard dans l’élimination des déchets cellulaires. Le jeûne permet à la fonction éliminatrice de combler ce retard, plus ou moins important suivant les individus.
En début de jeûne l’élimination cellulaire s’accroît. L’élimination des déchets cellulaires concerne les toxines créées par la cellule, mais aussi les accumulations diverses opérées dans l’organisme préalablement au jeûne. Ainsi disparaissent nombre d’anomalies corporelles : graisses excédentaires, épanchement, infiltrations et enflures diverses, dépôts minéraux. Le corps se libère des corps nuisibles intégrés dans ses tissus. Seul le jeûne est capable de mener à bien un tel nettoyage général de l’organisme.
La fonction excrétrice joue pleinement son rôle et on constate que non seulement les produits excrétés s’accroissent en quantité, mais que leur nature même est transformée pour favoriser l’évacuation des déchets de l’organisme.
En début de jeûne, l’urine prend une teinte sombre et sa densité s’accroît. Elle devient acide et comporte beaucoup d’urée, de pigments biliaires et des phosphates. Son odeur devient désagréable et forte. Puis cette odeur disparaît peu à peu et sa clarté réapparaît. De même sa densité décroît.
Le jeûne augmente l’élimination des toxines par l’excrétion de la sueur. 3. l’équilibre acido-basique satisfaisant
L’équilibre acido-basique ne peut que faiblement varier. Il existe des mécanismes régulateurs qui tendent à maintenir vers l’équilibre la valeur constante du pH sanguin. Nous devons contribuer par un mode de vie sain et une alimentation adéquate à éviter que ces mécanismes ne soient continuellement sollicités et parfois éprouvés excessivement. |





