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La santé ou la maladie Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Désiré Merien   

III – La toxémie

Ainsi, la vie de l’organisme humain est-elle conditionnée par celle des nombreuses cellules qui le composent. Le rôle de chaque cellule du corps est de continuer à accomplir pendant son propre cycle de vie, les fonctions pour lesquelles elle a été créée spécialement, à la condition expresse que son milieu de vie demeure favorable. L’intoxication du milieu de vie de la cellule constitue la TOXEMIE.

Pour les unicellulaires, la toxémie peut provenir de l’intoxication de leur milieu extérieur par diverses causes.
L’époque actuelle sensibilise l’opinion aux problèmes des diverses pollutions. De nombreux produits chimiques peuvent polluer le milieu environnant de la cellule qui de ce fait ralentit ses possibilités de vie, quand il ne provoque pas sa mort : ceci constitue la toxémie d’origine externe ou toxémie exogène.

Une autre source d’intoxication de la cellule et de son milieu environnant provient des produits excrétés par la cellule elle-même, en tant que déchets provenant du fonctionnement normal de son métabolisme : c’est la toxémie d’origine interne ou toxémie endogène.
Pour que la vie de l’unicellulaire puisse se maintenir, il est évident que la toxémie externe doit être réduite au minimum, sinon éliminée entièrement, notamment par un changement complet du milieu environnant.

Mais, il est important également que la toxémie interne soit neutralisée par la faculté que possède la cellule d’évacuer les déchets du métabolisme dans le milieu environnant, puis par le nécessaire renouvellement de ce milieu. Au niveau du système cellulaire complexe de l’organisme humain, ce schéma de la toxémie reste valable.

Tout ce qui provoque une intoxication d’origine externe contribue à augmenter pour l’homme la toxémie exogène. On peut noter :

  • les diverses pollutions actuelles,
  • les produits non spécifiques aux besoins humains comme le tabac, les drogues diverses, etc.
  • les aliments absorbés en mauvaises associations alimentaires, source de putréfactions intestinales toxiques.

Cette simple énumération n’est pas exhaustive. D’autres causes, telles les sécrétions microbiennes, viennent également accroître cette toxémie exogène.

Le meilleur moyen de remédier à cette toxémie d’origine externe, est de rechercher, puis de faire cesser, toutes les sources extérieures d’intoxication.
Ainsi, par exemple, sera recherchée l’alimentation de qualité biologique, indemne, si possible de toute irradiation par rayonnements ionisants.
Les produits inutiles et dangereux seront supprimés. Il y aura intérêt à diminuer les ptomaïnes ingérées en même temps que les aliments carnés.
L’apprentissage de repas composés en respectant des associations alimentaires physiologiquement compatibles diminuera les possibilités de putréfaction intestinale.

Il faut essayer de vivre dans des conditions d’hygiène favorables à l’épanouissement de la vie : oxygène, température, humidité, etc.
La toxémie d’origine externe doit être supprimée par des choix personnels.

La toxémie interne de l’organisme humain est liée à la complexité de l’ensemble de la vie cellulaire. Il est important de saisir que cette toxémie interne dépend de la vie même des cellules. Elle naît au niveau de la cellule en permanence et gagne peu à peu l’ensemble du corps entier par la lymphe et le sang.

Répétons que c’est tout d’abord au niveau cellulaire que se situe le premier stade de la toxémie interne. Celle-ci existe au niveau cellulaire, normalement, comme le résultat de la vie qui s’y déroule. Son importance est liée aux possibilités que possède ou non la cellule de déverser ses toxines dans la lymphe et le sang.

Cela dépendra aussi de la capacité d’absorption de ces toxines par la lymphe et le sang. Et cette prise en charge par le courant sanguin sera elle-même tributaire des possibilités de transformation et d’excrétion des toxines par l’ensemble des organes qui constituent le système d’excrétion de l’organisme tout entier. De même, le fonctionnement de ces organes sera favorisé par celui des autres systèmes et appareils de l’organisme : respiratoire, circulatoire, nerveux, musculaire, squelettique, etc.

Ainsi, la toxémie interne d’origine cellulaire provient-elle du fonctionnement inadéquat de l’organisme tout entier.
La toxémie, qu’elle soit d’origine externe ou interne, est constituée par la présence de toxines, substances diverses incompatibles avec l’état de santé, dans les cellules, la lymphe, le sang, les tissus, organes, et toutes parties du corps ayant une vie active.
La toxémie devient insupportable à l’organisme quand son accumulation dépasse le niveau de tolérance.
Le niveau de tolérance des toxines dans l’ensemble de l’organisme est variable selon les individus.

Il dépend de la diathèse (ou prédisposition) de chaque individu. Chaque organisme naît avec un certain capital héréditaire qui fera qu’il acceptera ou pas tel niveau de toxémie en lui : c’est une caractéristique de chaque corps.

Un autre facteur très important dont dépend le niveau de toxémie de l’organisme est la force vitale dont dispose l’individu à chaque moment de sa vie.

Dans la vie courante, le corps est toujours en situation toxémique, même si l’apport toxémique d’origine externe est inexistant.
En effet, du fait même de la vie et du déroulement du métabolisme cellulaire, des toxines provenant de l’utilisation des matières nutritives se forment constamment.

Ces toxines, en quantité acceptable par l’organisme, sont naturelles et provoquent une stimulation nécessaire à la vie. C’est l’excès de ces toxines qui place les cellules dans l’impossibilité d’accomplir leurs différentes fonctions vitales provoquant par là-même la déchéance physique.
Il importe donc de comprendre que le drainage des toxines – pour maintenir la toxémie à un seuil supportable – est une activité indispensable au maintien de la vie. Elle est probablement la plus importante car, si elle n’est pas rapidement satisfaite, la mort peut survenir. L’élimination des toxines est réalisée par les processus de désintoxication qui neutralisent les toxines, les processus d’excrétion et les actions de vidage (intestins, vessie).
L’élimination des toxines procède de l’instinct de conservation : c’est une impulsion vitale qui est provoquée par la force vitale dont dispose tout être vivant.

Le niveau toxémique de l’organisme peut s’élever lorsque l’un quelconque des organes excréteurs n’accomplit plus parfaitement son travail dans la chaîne des activités destinées à favoriser l’élimination des toxines. Il se produit alors – pour le maintien de l’organisme en vie – une compensation physiologique, qui fait prendre en charge par un autre organe ou groupe d’organes, les toxines non détruites. Cette compensation est indispensable, tant que l’organe défectueux n’a pas eu la possibilité de rénover en lui-même les cellules lésées ou tant que des organes et des systèmes nécessaires au bon fonctionnement de l’organe excréteur sont défectueux.

Ainsi, la destruction de quelques cellules des reins peut être compensée par la création de nouvelles cellules rénales. Mais si un rein est retiré par une opération chirurgicale, le rein qui subsiste doit développer ses activités pour compenser la perte du rein enlevé.
Il en est de même lorsque l’un des poumons est enlevé à un individu.

Très souvent, l’élimination toxinique est reprise par des relais tels que la peau, les muqueuses intestinales ou les voies respiratoires.
L’essentiel est que la toxémie du corps soit maintenue à un niveau compatible avec la possibilité de vivre.

Lorsque des toxines (y compris les sécrétions microbiennes) sont introduites dans le corps ou élaborées naturellement par le métabolisme cellulaire, une élimination se produit, toujours de manière sélective. Les toxines les plus dangereuses sont rejetées immédiatement ou annihilées par placement en tissus graisseux (D.D.T), de manière à ce que l’équilibre vital de l’organisme ne soit pas mis en danger par une brusque élévation de sa toxémie.
La toxémie existe donc en permanence dans l’organisme humain. La qualité de vie de chaque être dépendra invariablement et essentiellement du niveau toxémique le plus bas possible qu’il lui est possible d’acquérir.

Il est important de comprendre l’ensemble de la vie cellulaire de l’organisme, ainsi que le phénomène de la toxémie pour appréhender une explication de l’état de santé ou celui de maladie.

Ces états ne sont en effet que des situations momentanées de la vie et celle-ci ne peut exister que dans une pureté cellulaire suffisante.
Le niveau de la toxémie qui existe chez chaque individu conditionne la qualité de sa santé ou son état pathologique.
Maintenir le taux de la toxémie au niveau le plus bas est la meilleure manière d’accéder à une bonne santé.



 

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